0h14 quand je commence à écrire ceci. J’ai le privilège d’écouter en avant-première un podcast qui va tout exploser. N’essayez pas de me soutirer son nom. C’est peine perdue. Je profite de chaque mot prononcé et de l’histoire racontée. Ce qui est sûr, j’aurai beaucoup de mal à m’endormir ce soir. Je redécouvre une histoire qu’on nous a cachée. Une histoire que vous connaissez peut-être ou pas. Mais ce qui est sûr, c’est que je serais déjà endormi si je devais la lire.

Je fais partie de ceux qui écoutent autant (pour ne pas dire plus) qu’ils ne lisent. La raison est toute simple : J’ai vendu mon âme au podcast. Je vous explique comment, non pas dans un épisode, mais dans un billet. C’est paradoxal, je sais. Mais c’est ce qui me plaît à l’instant.


Tout le monde se demande comment j’ai pu faire ça. C’est pourtant l’ère du numérique où on vend tout et rien. Entre les cryptos, les NFTs et que sais-je encore, tout se vend. Mais, cette fois, c’est moi qu’on a acheté. Ou du moins, j’ai vendu mon âme au podcast.

Au moment où je l’ai rencontré, je ne savais même pas qu’il s’appelait « podcast ». Pour moi, c’était juste des « rediffusions » de mes émissions préférées. C’était juste ça. Je ne savais pas qu’il aurait autant d’ampleur au point d’acheter mon âme.

Subitement, j’ai commencé à le servir. J’avais soit la flemme de retranscrire mes enregistrements, soit l’envie de dire mon opinion plutôt que de l’écrire. Je suis devenu un de ses disciples. Plutôt irrégulier et très infidèle au poste, j’étais tout sauf assidu.

Subitement à nouveau, je suis devenu assidu. Très très assidu même. Les épisodes s’enchaînaient. Un bon africain dirait que je me suis fait marabouter. Possible. Je n’en sais rien. Tout ce que je sais, c’est qu’en créant ces épisodes, je me sentais bien et que mon audience s’agrandissait. Plus de personnes s’intéressaient à ce qui était déjà mon maître.

Il ne se passait pas un jour sans que le mot podcast ne revienne. Même à l’écrit, j’arrivais à trouver le moyen de parler des podcasts. Un peu comme maintenant. Là, mon maître était sur le point de m’avoir. Mais pour parachever l’achat de mon âme, il fallait bien un pacte.

Heureusement, je continuais à créer pour mon propre plaisir. Le maître m’enverra d’autres de ses disciples. Et eux, devaient sceller le pacte. Le fameux pacte qui ferait désormais de moi un membre à part entière de la confrérie. Ils étaient plutôt nombreux et se sont manifestés de différentes manières.

Autant j’ai pu reconnaître avec beaucoup d’aisance ceux qui venaient avec le sceau de la confrérie, autant j’ai eu du mal à reconnaître ceux vers qui j’allais pour me présenter comme un des disciples en devenir du podcast. Ils avaient tous été importants. Chacune des étapes du cérémonial avaient été respectées. Le sacrifice avait été fait : du travail, l’envie d’apprendre, des heures d’écoute, des échecs et de la persévérance.

Néanmoins, la vente de mon âme nécessitait que j’entre en possession d’une contrepartie. Une mine d’or ? La longévité ? Des supers pouvoirs ? Rien de tout ça. Je vois déjà les bons africains penser : « il a vendu son âme pour ça ? Les gens de son village le cherchent sûrement ».

Grâce à ce pacte, je touche plus de personnes. Je découvre et j’apprends de nouvelles choses. J’ai vendu mon âme au podcast pour parler encore plus librement et pour toucher encore plus de personnes.

Bien que beaucoup ne comprendront pas comment j’ai pu en arriver à ce point, je pense qu’il faut préciser que c’est l’un des meilleurs maîtres. Il s’en fout que vous lui obéissez ou non. Ce qui compte pour lui reste avant tout que vous soyez libre.

En tout cas, moi je suis un disciple confirmé du podcast. Merci aux autres disciples qui m’ont accompagné, qui m’ont guidé et qui m’ont aidé à intégrer la confrérie. À vous, il n’est pas encore tard. Le podcast achète encore des âmes.

Espace publicitaire
Bannière publicitaire
Commentaires
Une image

4 Commentaires sur
"J’ai vendu mon âme au podcast"

  1. Même si je suis un lecteur inconditionnel, le podcast commence par m’envahir et m’occuper aussi.
    C’est facile de se laisser emporter par ça : réalisation, écoute et partage. On est si heureux de poser sa voix sur un sujet, sur un thème, en toute liberté.

    1. La confrérie t’a identifié. Le podcast achetera ton âme d’ici là aussi. Enfin, ça dépend !

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

%d blogueurs aiment cette page :