À mon ancêtre

Au moment où je prenais la pose pour cette photo, je ne m’imaginais pas écrire ceci
Mais elle porte parfaitement le message que je veux véhiculer

Bras levés vers le ciel, je regarde mon ancêtre
Mais je ne suis pas sûr qu’il me regarde, lui
On dit qu’il regarde toujours et qu’il veille
Mais en vérité, on n’a jamais su

Je me demande pourquoi maintenant et surtout le moment de nos retrouvailles

Qui suis-je sans mon ancêtre ?

Rien en fait
Sans lui, je n’existerais pas
Personne n’aurait pu parler de Foumilayo, le juriste, le blogueur, le bavard, le réservé…

Il serait plus qu’ingrat de ne pas reconnaître que l’ancêtre m’a fait
Et que sans lui, il m’est difficile de m’identifier, de me faire une identité et de la défendre
Il serait plus que risqué de ne pas reconnaître que l’ancêtre n’est pas parfait
Et que sans lui, il faudra essayer de forger ma propre singularité et de la transmettre

L’ancêtre sourit peut-être en lisant ceci
Moi, je suis encore nostalgique en écrivant ceci
L’ancêtre dira qu’il est déjà passé par cela
Moi, je dis que je n’avais pas envie de passer par cela

Ils se battent déjà pour tes traces
Pour eux, c’est grâce à eux que tout se passe
Ils veulent s’approprier tes traces
Pour eux, tu aurais voulu qu’ainsi, tout se passe

Ce qu’ils n’ont pas compris est que ta plus grande trace est dans mon cœur
Et celle là est impossible à arracher
Ce qu’ils ne comprendront jamais est que je suis ta plus grande trace
Et celle là ne se laissera pas arracher

La plus grande leçon que tu m’auras apprise restera : « Vivre d’abord, Philosopher après »

Un jour, je serai l’ancêtre
En attendant, je suis Moi

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